Chers visiteurs, voici un article résumé de notre voyage, paru dans catalyse, le site des Aînés. Vous pouvez aussi en voir un tout ptit bout sur le site national, mais ça fait rien, c'est quand même la classe...

Sur le site national (le lien) : http://lelien.eeudf.org/index.php?post/2009/09/Le-projet-des-aines-de-Montbeliard

Sur catalyse : http://catalyse.eeudf.org/2009/09/04/latlas-de-montbeliard/

  • L’exploration

C’est sur le Maroc que les Aînés du Pays de Montbéliard (en Franche-Comté) ont jeté leur dévolu. Plus précisément dans l’Atlas, massif montagneux qui s’étend sur une très grande partie du pays, où vivent les Berbères.
C’est grâce à une association que nous avons pu trouver et réaliser notre projet. Cette organisation, pourtant de taille modeste, « Amitié Berbère », se rend plusieurs fois par an depuis maintenant des années dans le massif du M’Goun, situé dans la partie centrale du Haut-Atlas, notre destination. Avec leur aide, le niveau de vie des habitants peut progresser : On y a construit une école, on y apporte du matériel (panneaux solaires, médicaments, fournitures scolaires… et même une machine à coudre !). Plus que dans le reste de pays, on assiste à un énorme décalage : les berbères vivent essentiellement des travaux des champs, et parfois du tourisme, qui commence à se développer dans l’Atlas, tout récemment.

  • Un partenaire

Nos contacts nous ont apporté une grande aide : Cette fameuse association « Amitié Berbère », puis nos contacts locaux : notre interprète et guide Aziz (qui parlait l’Arabe, le Berbère et le Français) et son ami Saïd qui ont fait tous deux le voyage avec nous et enfin notre muletier Ali. Ils ont tous fait un travail formidable et nous ne les oublierons jamais.

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Notre voyage était grossièrement réparti de la façon suivante : les deux premières semaines seraient passées dans l’Atlas, puis la troisième semaine serait consacrée à la découverte du reste du pays (et de notre repos !)
Après une ascension plus que tumultueuse dans le Haut-Atlas, le périple s’est fait à pied depuis le dernier village accessible en véhicule motorisé. Quelques mules portaient le gros de nos bagages, ainsi que les habits à acheminer, la nourriture et surtout de l’eau potable que l’on pourrait effectivement appeller dans ces conditions « Or bleu »…
Durant cette première partie du voyage, nous avons vécu avec les habitants, partagés leur mode de vie, leurs coutumes. Nous avons même contribué aux travaux des champs, dont les méthodes sont antiques : fauchage manuel, labourage à traction animale…

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Nous avions donc convenu avec l’association que le plus « urgent » serait d’apporter des anoraks et des blousons pour les enfants pour l’hiver. S’il fait plus que chaud en été là-bas, il tombe environ deux mètres de neige l’hiver ! Les chemins sont bloqués et doivent être déblayés pour le commerce, ce qui représente un travail énorme. Nous avons fait huit heures de marche entre notre point de départ et le premier des villages de la vallée…
Nous avions également comme projet de réaliser un court métrage sur l’utilisation du bois dans l’Atlas, car c’est une denrée très rare, là-bas. Dans le but de le diffuser ensuite chez nous afin de sensibiliser les gens à sa protection.
Nous avons marché pendant des heures dans un paysage gigantesque. De l’aridité la plus forte aux coins de verdures et d’ombre crées par la rivière qui serpente dans la vallée. Nous avons longés des précipices, franchi des gorges avec de l’eau à mi-cuisse, guidés par Ali et ses muletiers, chacun garde des souvenirs extraordinaires de ce voyage dans ce que nous avons baptisé le « deuxième Maroc ».

  • Les aléas de l’aventure

Les petits moins : malgré nos précautions, nous avons presque tous été malades, ce qui était à prévoir avec le changement de nourriture, de température, à cause de l’eau, etc… heureusement les remèdes-miracles de notre infirmier nous on vite rétabli ! Mais nous avons du écourter « un chouïa » notre séjour dans l’Atlas.

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Concernant le film, nous n’avons pas assez pris de temps pour sa réalisation, nous n’avons que peu de plans potables. De plus, nous sommes tombés en rade de batterie au cour de notre séjour dans les montagnes, malgré notre panneau solaire portable, ce qui n’a guère arrangé les choses…

  • Mais aussi du tourisme

Durant la deuxième partie, nous avons découvert les charmes du Maroc : de Ouarzazate, « la porte du désert » à Essaouira, où il ne fait que 25°C (!), en passant par Agadir et bien sûr Marakesh, là c’était plus cool. Il faut dire qu’avec la chaleur ambiante, les activités sont limitées… Nous avons beaucoup visité : les célèbres Souks, le bord de mer et les ports, les musées, les casbah, et même un studio de cinéma ! Cela vaut largement le détour…

  • Bientôt leur témoignage

Tout ce que nous avons vécu, nous sommes prêts à le partager. Si nous n’avons que peu de vidéos, nous avons pris pas mal de photos et nous nous apprêtons maintenant à vivre notre étape de témoignage comme il se doit. Chacun d’entre nous a beaucoup de choses a raconter.

  • Des souvenirs pour la vie

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Nous avons conservé une farandole de souvenirs et d’émotions fortes. Des paysages et des décors grandioses, sauvages inconnus. Une culture très différente de la notre par ses modes de vie, ses coutumes, sa religion et encore beaucoup d’autres choses. Éclats de rires et moments forts partagés avec des personnes qui nous ont aidé et que jamais nous n’oublierons.

Merci à l'association "Amitié Berbère" pour ses bons conseils, ses tuyaus et son experience.

Merci à Aziz et Saïd pour leurs explications, leur aide, leur amitié.

Merci à Ali pour son hospitalité, sa gentillesse et son travail formidable.

Et puis merci à ceux qui nous ont permis de partir : ceux qui nous ont subventionné, ceux qui ont acheté le bon jus de pomme, les calendriers, les chocolats et tout le tintouin, merci à ceux qui ont donné les vêtements, aux parents, aux amis et aussi à notre répondant...